Chapitre IV (1)

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Scene 1 (0s)

Chapitre IV Ethnologie bovine 1. Données générales 1.1. Origine, domestication et évolution La plupart des chercheurs qui ont étudié l’évolution des bovins domestiques ont conclu que ceux-ci avaient une souche commune d’ancêtre sauvage. Le bovin sauvage, Bos primigenius, que l’on appelle « aurochs ou urus », qui est généralement considéré comme l’ancêtre de tous les bovins domestiques, y compris les zébus. Ces bovins sauvages seraient partis de l’Inde pour se répartir dans la plus grande partie de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique du Nord. La domestication des bovins sauvages commença vraisemblablement en Inde, dans le Proche- Orient et en Egypte, entre 6000 et 4000 avant J.-C. 1.2. Classification des bovins Le genre Bos appartient à la sous-famille des Bovinae, de la famille des Bovidae, ces bovidés dérivent du sous-ordre des Ruminants, classe des Mammifères pourvus d’un placenta (sous- classe des Placentaires) et qui se regroupent dans l’embranchement des Vertébrés du règne Animal. Place des bovins dans le règne animal.

Scene 2 (42s)

Bovin domestique Zébu (Bos indicus) Yak (Bos grunniens) 1.3. Classification des bovins 1.3.1. Selon Baron 1.3.1.1. Variations de la plastique (morphologie générale) 1.3.1.1.1. Variations du format (hétérométrie)  L’espèce bovine s’avère très variable pour le poids et la taille (hauteur au garrot) qui sont utilisés pour décrire le format.  Poids moyen ou eumétrique : entre 600 et 700 kg pour le mâle ;  Taille moyenne eumétrique : 1,35 m au garrot.  De multiples races sont de format éllipométrique (taille < 1,30 ; poids < 500 kg) ou  Hypermétrique (taille > 1,40 ; poids ≥ 750 kg)..

Scene 3 (1m 11s)

En général, le squelette est d’autant plus grossier que les animaux sont plus lourds (races : charolaise, Rouge des Près) et inversement (race Jersiaise), mais ce n’est pas systématique (la race Limousine, bien que lourde, a un squelette relativement fin). 1.3.1.1.2. Variations des proportions corporelles (Anamorphose) Il s’agit d’apprécier la forme de l’animal dans ses trois dimensions : hauteur, largeur et longueur. Trois types peuvent être distingues : 1.3.1.1.2.1. Type longiligne L’animal s’allonge et se rétrécit :  Il s’allonge => tête longue et fine, encolure longue, thorax ample (d’où l’expression « type respiratoire »). Par ailleurs, les rayons articulaires s’ouvrent. L’allongement du corps et l’ouverture des rayons articulaires font que les muscles sont comme « étirés » donc la musculature apparait peu développée et plate ;  Il se rétrécit => la poitrine a, derrière le garrot, une section ogivale et les scapulas tendent à se rejoindre, l’animal est « étroit du devant », le garrot est dit « pincé ». Le dessus du corps forme un triangle isocèle (garrot, pointes de la hanche). Dans les types primitifs, le bassin est étroit mais la sélection laitière l’a élargi (il faut un bassin large pour servir de support a une mamelle développée)..

Scene 4 (2m 3s)

Le type longiligne reste, à peu près à l’état pur, l’apanage des races laitières spécialisées (type longiligne = type laitier). 1.3.1.1.2.2. Type bréviligne L’animal se raccourcit et s’élargit :  Il se raccourcit et, parallèlement, les rayons articulaires tendent à se fermer, la musculature apparait épaisse et développée ;  Il s’élargit, la poitrine a, derrière le garrot, une section qui tend à devenir circulaire ; les scapulas ne peuvent se toucher : le garrot est large, l’animal est dit « éclaté du devant ». Dans l’idéal, le dessus du corps forme un rectangle. Le type bréviligne est l’apanage des races à viande spécialisées. Sous sa forme harmonique, il ne se rencontre guère que dans les races à viande britanniques (Herford par exemple), les races à viande françaises restant allongées en moyenne (le raccourcissement semble n’avoir porté que sur l’encolure). Associé à un bassin horizontal, le type bréviligne donne une allure générale parallélépipédique => races britanniques. Associé à un bassin incliné, le type bréviligne donne un type cylindrique terminé par un hémisphère, => races à viande françaises (et sud-européennes)..

Scene 5 (2m 48s)

1.3.1.1.2.3. Type médioligne Type « moyen » sous tous rapports. La hauteur au garrot est proche à la longueur scapulo- ischiale. Apanage des races non spécialisées (type « mixte ») et également de bon nombre de races rustiques. Le développement musculaire variant selon les races. Les profils musculaires tendent à rester rectilignes si le bassin est horizontal (exemple : race Normande), tendent à se rebondir si le bassin est incliné (ex : race Simmental)..

Scene 6 (3m 10s)

1.3.1.1.3. Variations de la silhouette générale et des aplombs (Alloïdisme) La silhouette est le dessin qui indique par un simple trait le contour du bovin. On distingue 3 types de profil : 1.3.1.1.3.1. Type concaviligne Profil céphalique concave : le front fait un angle net avec le chanfrein. Parallèlement, celui-ci se raccourcit, le mufle s’élargit, les yeux deviennent globuleux et paraissent exorbites.  Le cornage est fin, rabattu vers l’avant.  L’animal tend à s’enseller, le bassin se redresser légèrement et devient « horizontal » (dans les cas extrêmes la queue apparait « noyée » entre les « ischions »).  Du point de vue des aplombs, l’animal tend à être campe et panard. Les extrémités des membres sont épaisses. 1.3.1.1.3.2. Type convexiligne Profil céphalique très légèrement convexe : parallèlement, le chanfrein s’allonge et le mufle s’affine, les yeux sont en amande.  Le cornage peut présenter diverses formes :  Ou bien il part vers l’arrière (cornage en lyre),  Ou bien il part se recourbe nettement vers le bas, la pointe est dirigée vers la joue (cornage en roue),  Ou bien il s’enroule en spirale (cornage en spiral, en tire-bouchon).  L’animal tend à se pousser. Le bassin bascule franchement vers le bas (il est dit « incliné », la pointe de la fesse est nettement plus basse que la pointe de la hanche) et la queue apparait portée haute (« en crosse » ou en « cimier »)..

Scene 7 (4m 11s)

 Du point de vue des membres, l’animal tend à être sous lui et cagneux ; les extrémités des membres sont fines. 1.3.1.1.3.3. Type rectiligne  Profil céphalique rectiligne.  Cornage en coupe ou en lyre, développé dans un plan perpendiculaire au front, bassin légèrement incline.  Aplombs normaux..

Scene 8 (4m 29s)

1.3.1.2. Variations de la phanéroptique Les principales variations relatives a la forme du cornage ont été traitées, il reste à préciser les variations de la robe. La connaissance des robes chez les bovins est en effet intéressante dans la mesure où, d’une part, certaines races se caractérisent par leur robe, d’autre part la diagnose des croisements repose d’abord sur son examen. 1.3.1.2.1. Robes simples (unicolores)  A teinte soutenue sur l’ensemble du corps.  Le noir  Le gris  Le bleu (mélange de poils noirs et de poils blancs)  Le blanc  Le rouge (associe en général a un mufle clair)  Le jaune  Le rouan (mélange de poils rouges et de poils blancs) Les teintes noir / gris / bleu sont associées à la présence de pigment sombre (eumélanine). Les teintes rouges / jaune / rouan sont reliées à celle de pigment plus clair (phaeomélanine).  S’éclaircissant en régions distales  Le fauve : la robe varie du jaunâtre au rouge brunâtre mais s’éclaircit plus ou moins fortement autour du mufle, et des yeux, sur le dessous, le périnée et dans la partie postéro-inferieure des membres. Par ailleurs, les extrémités sont noires : mufle, paupières, bord des oreilles (inconstant), pointe des cornes, anus et vulve, onglons et couronne..

Scene 9 (5m 20s)

 Le gris souris : mêmes éclaircissements que précédemment, mêmes extrémités foncées mais robe gris-souris au lieu de fauve.  Le froment : idem robe fauve mais muqueuses et extrémités claires. Le froment se distingue du jaune par présence d’éclaircissement de la teinte. 1.3.1.2.2. Robes composées Association, par plages, de pigment clair et de pigment noir. 1.3.1.2.2.1. Robes charbonnées Les charbonnures (plages noires) apparaissent aux extrémités, tête, devant des membres (robe légèrement charbonnée), puis envahissent le corps de façon centripète jusqu’à le recouvrir presque totalement (robe très fortement charbonnée). On distingue :  Le rouge charbonné, toujours à muqueuses sombres,  Le fauve charbonné, toujours à muqueuses sombres,  Le froment charbonné,  Le gris charbonné, toujours à muqueuse sombre. Ce dernier n’est en fait qu’une variante des 2 robes précédentes : les veaux naissent fauve ou froment mais, avec l’âge, le pigment clair s’éclaircit au point de paraitre presque blanc tandis que les charbonnures apparaissent. Celles-ci tendent à leur tour à disparaitre avec l’âge..

Scene 10 (6m 6s)

1.3.1.2.2.2. Robes bringées La robe varie du jaune au rouge sombre et apparait striée verticalement de bringeures (bandes noires). Le mufle est marbre. 1.3.1.2.2.3. Robes mélangées En ce cas, n’importe laquelle des robes pigmentées décrites précédemment est plus ou moins envahie de panachures blanches. Panachure très limitée.

Scene 11 (6m 26s)

Panachure limitée Panachures irrégulières Panachures irrégulières.

Scene 12 (6m 33s)

Panachure envahissante Panachures irrégulières chez les bovins Toupillon de la queue blanc.

Scene 13 (6m 42s)

Tête blanche Ceinture blanche Flancs colorés Panachures à déterminisme génétique spécifique chez les bovins 1.3.2. Classification selon le type de production.